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Trouvez le Code

Code

Il s’agit d’un poème codifié de Triantafyllos Vaitsis.

Ce poème adopte cette forme car l’artiste souhaite transmettre un message : la poésie est un code. Dès lors, pour mieux la comprendre, il faut la décrypter (découvrir le langage des poètes, percer le mystère du code).

Pour décrypter ce code particulier, il convient de se concentrer sur le premier vers et de maîtriser le grec.

En lisant attentivement, on s’aperçoit que chaque paire de lettres de l’alphabet grec apparaît. Un symbole étrange remplace le « H », « eta », destiné à désorienter le lecteur.

Finalement, même si l’on supprimait toutes les lettres de l’alphabet, il ne resterait que le poème, qui commence par la phrase « Quand je me suis ouvert à la mer de Nice ».

De même, lorsqu’on parvient à décrypter le codex de l’artiste, on peut mieux « lire » ses sculptures.

Voici le poème :

Le Nice

 

Quand je m’ouvris sur la mer du Nice,

avec la barre à roue verticalement contre le mât,

douce était la vague qui dévorait,

ma poupe et ma proue.

Près du mât, je me tenais immobile,

j’attendais les eaux du Nice avec angoisse,

sans me soucier de savoir si elles me submergeraient ou non.

Jamais les vagues du Nice ne m’ont touché,

alors que j’attends depuis de nombreuses années dans le mât,

je reste debout, les yeux rivés sur mes pieds,

pour voir si le lieu se déchaîne soudainement.

Jusqu’à la mort, j’attendrai dans le mât le Nice,

et s’il finit par oublier et ne pas se présenter,

le Nice sera ma mort,

un réconfort dans l’attente du Nice.